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Couleur de l’amour

Couleur de l’amour

 

Profondeur de nos corps,

et de nos désaccords,

entrelacés à l’infini,

sans aucun répit,

recherchant se plaisir mutuel,

approchant de cet amour éternel.

Deux êtres qui s’aiment,

comme les vers d’un poèmes,

qui écrivent l’amour,

à jamais, tous les jours.

 

ME

 

26 aout 2015

.
 

Le venin de l’amour

le venin de l’amour.

 

je ne peux t’oublier,

tu es partout en moi,

ton essence coule dans mes veines,

ton odeur tourbillonne perpétuellement,

dans les embruns de mes pensées,

ton visage se promène en permanence,

dans les sphères de mon âme;

je me bats pour comprendre,

idées noires, pensées sombres, images tragiques,

tu as pris possession de mon cœur,

et je me sens prisonnier.

esclave de cet amour, à ta recherche,

je m’accroche à l’espoir de te revoir…

 

Peignoir de l’espoir,

qui couvre nos corps nus,

entrelacés dans l’amour,

de deux êtres qui s’aiment.

 

ME

 

26 août 2015

 

.

.
 

A méditer…

« On n’est peut-être pas fait pour vivre ensemble,

On n’est pas fait pour se détester,

On est tout simplement fait pour s’aimer… »

 

ME

 

7 Aout 2015 dans la nuit

.
 

Jolie commentaire de carole X dans « Je pense à toi… »

Affaiblie car dans la détresse
Je suis tombée dans les méandres des sentiments
Me livrant entièrement
Me fondant en toi

Oubliant alors de me vétir de cette cuirasse
Contre l’illusion et le mensonge

Tu as porté le dernier coup
m’assomant à terre par tes mots et tes actions
Et tu m’as laissé là
gisant à terre

Brisée

carole X  17 janvier, 2011 à 23:59

.
 

Magie des rèves…

 

Qu’est-ce que le présent à cet instant précis ?

 

Un tourbillon de bonheur ou se mêle, angoisse et amour,

une tornade d’espoir et de lumière qui foudroie, d’un éclair, mon cœur meurtri.

Et au milieu de cette tempête, je perçois ce parfum qui m’est chair,

et comme une évidence, il m’apaise comme pour mieux me border,

et m’enivre comme pour mieux me bercer.

Je me laisse aller…

Mes yeux se ferment, mon corps s’endort…

 

Une petite lueur apparaît…!!!

Douce, tendre, agréable,

cette lumière se rapproche progressivement…

Comme un halo de lumière, elle tourbillonne autour de moi,

Puis, cette forme flou viens se glisser, nue et froide, tout à côté de moi.

avant de se transformer, soudainement, en un ange majestueux : toi, mon amour.

 

Magie des rèves…

 

PS : je vais essayer de rêver la suite de ce rêve et je vous raconterai, même si je pense savoir comment ça fini…

 

ME

 

7 Aout 2015 minuit

 

.
 

coucou, me revoilou !!!

Après une longue absence de 5 ans, me revoilà…

Avec plein de nouveautés…

Vous m’avez manqué.

Biz à tous

ME

.
 

Peintures…

 

Il y a des soirs comme ça, où on se sent seul, si seul, envahit par l’envie d’être prés d’elle, la personne que l’on aime…

Alors, on tente bêtement de penser à autre chose, même si souvent, nos idées reviennent systématiquement, comme des images récurrentes, qui hantent le couloirs sombres du temps…

Ce soir, je pense à vous, lecteur, blogueur, ovneur galactique du monde du net et j’allume ma bougie, et je pense, je réfléchis, je me détends en regardant devant, j’ouvre cette porte du temps pour refermé celle du passé. Et je me dis que bientôt, ma nouvelle sera fini que j’en commencerais une nouvelle.

Récemment, j’ai décidé de me mettre à peindre, pour traduire les couleurs de ces sentiments qui tournent tout au fond de moi, pour décrire ce qui ne peut s’écrire, et crier ce qui ne peut s’entendre. Je vous ferais alors écouter mes peintures riches en profondeurs et en harmonie. Probablement que vous ne les comprendrez pas, peut-être qu’elles vous sembleront barbares, incompréhensibles, et pourtant elles seront tellement Moi…

Vous serez alors les premiers à les contempler…

Ma 1ère peinture pointera son nez vers Avril-Mai et s’appelera Autoportrait…

Elle sera entièrement dédiée à vous, vous qui me lisez, mes plus fidèles amis…

ME

   

.
 

Paris, la folle…

    

Paris, la folle…

 

Tu m’entraines dans tes rues,

tes ruelles sans fin, sans demain,

lendemain, de fêtes et mal de tête,

têtue, tu t’entêtes

à me faire tourner la tête

dans ton manège,

d’une nuit d’euphorie et d’ivresse,

ou sans cesse,

tu me surprends par tes prouesses,

d’être si mirifique.

Paris, je t’aime…

  

ME

23 déc. 2011

(Week-end à Paris)

.
 

Réflexion du passé

 

Mon cœur commençait à se balancer, en équilibre, sur la corde sensible de l’amour, au dessus du vide, et comme seul filet, le temps qui défile… je me sentais toujours prêt à tomber dans ce grand gouffre du désespoir, qui pouvait m’emporter à jamais, vers le sombre noir dépressif d’un monde d’écorché vif, ou, on en revient jamais vraiment intact. Un monde ou l’amour n’existe plus, et la passion a remplacé la raison, un monde ou tu deviens aveugle, seul les lueurs d’un horizon floué par le sentiment d’un bonheur imaginaire te permet d’avancer vers cette lumière apaisante et bleuffante d’un amour que tu crois pleinement réalisé…

Avidité de vouloir que l’autre soit bien, à tomber dans l’extrême trou noir de ne plus vouloir s’en sortir…

ME

21 Janvier 2011

  

.
 

Part I II III et IV

      

Part I : Une rencontre

    

 

10 juillet 2008

Ma journée de travail vient de se terminer.

Agent immobilier, les négociations éreintantes de la journée, me poursuivent encore…

Énervé par cette journée épuisante, je pars de Tours pour récupérer quelques affaires chez mes Parents, à une trentaine de kilomètres.

Arrivant chez eux, il me propose de venir manger, avec eux, sur un marché nocturne, organisée ce soir là, dans leur ville.

Fatigué, énervé, je refuse l’invitation, prétextant que je n’ai aucune envie de voir du monde et préfère rester seul.

Insistant plus qu’outre mesure, mes parents arrivent à me convaincre de venir diner avec eux mais je leur signale que je ne resterait pas longtemps et que je partirai juste après le repas…

Après une bonne douche, je me prépare normalement ; je laisse tomber le costume de travail, pour m’habiller dans une tenue plus décontractée, jean, polo et petit pull…

Je prends ma voiture, et les rejoints au restaurant…

En arrivant, je m’aperçois que nous ne serons pas 3 mais 6 à table et malgré les présentations des invités par mes parents, mes yeux restent fixer sur cette femme, assise à notre table. Une beauté irréelle, un sourire d’ange, des yeux emplis de joie et d’amour, habillé d’un petit débardeur et d’un short en jean très court… quelque chose était en train de se passer, mais je n’en pris pas conscience tout de suite; le temps n’y parait plus, la foule avait disparut, une sensation m’envahit et un sentiment perturbant traverse mon corps, me donnant des frisson dans la douceur de cet été très chaud.

Puis, reprenant mes esprit, je compris vite que deux couples de parents étaient en train de présenter réciproquement leur enfant, non pour les faire se présenter mais pour se montrer à eux-même, la réussite de leur propre égo… (Oh, elle est belle ma fille – Oh il beau mon fils)

Mes parents m’expliquent alors que Josiane et Camille, les parents de cette jeune femme de 35 ans, sont des anciens de la région qui reviennent s’installer dans la commune voisine, pour leur retraite, et que ma mère est allé à l’école avec Josiane, quand elles étaient très jeunes.

Et que cette jeune femme, leur fille, était actuellement chez eux, pour les vacances.

Son visage me rappelait beaucoup celui d’un ange que j’avais déjà croisé, probablement dans un rêve…

Elle était là, assise en face de moi. Je salue ces parents, puis la salue, et ravale les rougeurs d’un malaise discret d’un très grand timide, pour enfin entendre le doux prénom qui éclaire mes nuits, depuis ce jour : Estelle (étoile)

En m’installant en face d’elle, je savais que le temps ne s’arrêterait plus et que la soirée allait passer extrêmement vite, mais je ne pouvais deviner la suite de celle-ci…

   

 

ME

24 décembre 2010

 

———————————

    

 

 

  Part II : Soirée magique


Nos yeux s’entrecroisaient volontiers mais ne se fixaient jamais, sans doute par gène de la présence de nos parents. Nos regards étaient accompagnés d’un désir de connaître un peu plus l’autre. Retranché derrière le rempart parental, nous laissions fusée, ici et là, quelques informations, attisant toujours un peu plus la curiosité de l’autre…


Elle était si belle, si souriante, pleine de vie. Elle avait ce petit sourire d’ange… (comme celui d’Hélène)

Sa voie, avec son petit accent du Sud, était si douce, que j’avais l’impression d’entendre comme une petite chanson plein de soleil que l’on me susurre tout doucement dans le creux de l’oreille.


Durant ce diner, je me suis présenté comme célibataire (ce que j’étais) et je laissais peu à peu entrevoir ma vie de voyageur et d’aventurier, ma vie de bohème, avec des métiers aussi différents que surprenant. Tandis qu’elle, sans vraiment se dévoiler, elle laissait planer le mystère d’une parisienne installée sur la cote d’azur. Elle avait passé toute son enfance et adolescence à Paris, puis elle était descendue sur la cote pour son métier.

Son métiers ? elle travaille, la nuit, dans la PN, dans une grande ville de la cote… Métier difficile, surtout la nuit…


Moi, je lui relatais mes deux ans passés à Marrakech, ou je gérais un Riyad. Puis mon retour précipité en France, pour atterrir dans le Lubéron (prés de Aix en Provence) ou j’ai commencé en intérim comme « lanceur de Jambon » chez Aoste, puis, à servir des petit déjeuner dans un Hôtel trois étoile et enfin, finir comme guide d’un des plus intéressant des châteaux du Lubéron : une petite villa Médicis française connue sous le nom de « château de Lourmarin » (magnifique petit village ou est enterré Albert CAMUS).


Puis, ayant encore la bougeotte, je suis repartis pour deux ans, m’installer à Vannes, dans ce splendide Golf du Morbihan au micro climat surprenant (Il pleut moins à Vannes qu’à Paris !!!) ou là, j’ai commencé par vendre le journal « Le Télégramme » sur les plages, puis intérimaire dans le fromage, avant de trouver une bonne place dans un Hôtel deux étoile pour enfin terminer commercial sur toute la Bretagne, pour une petite société de textile et d’ameublement auprès des hôtels, des maisons de retraite et des écoles.


Et comme on revient souvent à la source, en 2005, j’ai atterri dans ma Touraine, suite à une proposition de travail et à un défit personnel, de créer et développer une petite agence immobilière dans une petite ville du Sud du Département d’Indre et Loire. J’y suis resté 3 ans avant d’intégrer un rouleau compresseur de l’immobilier sur Tours…


Elle buvait mes paroles, ces yeux devenaient ronds, ronds de surprise et d’interrogation. J’arrivais à la surprendre et à la faire rire, et pour cause, peu de gens ont eu l’occasion de vendre le Télégramme à Alain SOUCHON sur le port de Pornic… peu de gens ont eu l’occasion d’avoir une feuille de paie avec comme intitulé : poste « Lanceur de Jambon »… peu de gens ont passé une partie de la nuit dans un commissariat pittoresque de Marrakech car il avait pris des photos de son propre Riyad…


Je ne m’apercevais pas de ma bavardise* et le dessert était déjà là. Elle était resté assez discrète sur sa situation. Nous parlions, nous parlions, sans cesse et échangions sans conteste. Nos parents n’existaient déjà plus. Peu à peu, nos regards s’abreuvaient de nos paroles, nos yeux s’était déshabillé de leur timidité et nous nous sentions bien, comme deux vieux amis se racontant leurs propres anecdotes. Nous nous rapprochions dans notre intimité intérieur et une complicité naturel était en train d’éclore…


Une fausse note ?

Oui, le La !!!

Ce fameux La Majeure…

« La » en arabe veut dire non… c’est le mot qui est apparue dans mon esprit quand j’eus compris qu’elle ne vivait pas seul. « La, elle n’est pas libre… »

J’aurai tellement préféré la note Si…


Mais je ne comprenais pas vraiment, car je sentais qu’elle s’impliquait outre mesure dans cette petite relation de séduction… Je devais probablement me faire un film, même si parfois, il y a des signes qui ne trompent pas…


Ceci étant, il est vrai que cela m’a beaucoup refroidis, et comme je suis un homme de principe, il est in-envisageable de prendre la femme d’un autre, mais je ne comprenais pas ce qui se passait en moi, car une force invisible m’attirait vers elle, une force que tout le monde a connu un jour… Nos yeux, pleins de parole, ne cessaient de se croiser… C’est un peu comme un aimant, on veut tourner la tête ailleurs mais elle revient systématiquement sur l’objectif de nos désirs cachés… On détourne le regard, et quelques secondes plus tard, ils se recroisent à nouveau, armés d’un légers sourire, pincé, pour que personne ne le remarque…

Phénomène étrange, inquiétant, voir dérangeant ou perturbant… Cible obsessionnelle, que sont devenu le vert de ces yeux, à la recherche d’une profondeur de soi-même, comme pour plonger au plus profond de l’autre pour mieux se retrouver soi-même… C’est un peu comme si nous recherchions notre double ou une complicité, le tout enveloppé d’une envie d’aller plus loin, sans aucune retenue…


Repas Rabelaisien terminé, nous nous dirigeons vers le centre des activités clownesques de la ville.


Nous étions dans la grande foule de ce marché nocturne et nous aurions pu presque nous tenir la main tellement nous étions bien ensemble, mais nos parents respectifs étaient toujours là, prés de nous, lorgnant indifféremment nos moindres gestes, écoutant aveuglément nos moindre paroles…

J’entrepris alors une stratégie afin de pouvoir lui parler en tête à tête, car je voulais connaître le fond de sa pensée et savoir si cette attirance était réciproque.


J’ai essayé alors de l’isoler du troupeau familial en lui proposant de s’asseoir à une table d’un café nommé La Pendule… Échec total, elle préféra continuer à suivre les chefs de meutes dans cet essaim animal, qui bourdonnait et recouvrait les rues entières de ce petit marché nocturne…

Me voilà seul, assis à une terrasse de café, par un temps chaud et humide, en train de siroter une bière bien fraiche, dans le brouhaha d’une foule se croyant au marché au bestiau de Brive la Gaillarde…


Au bout de plusieurs minutes, et après quelques rencontres de personnes que je n’avais pas revu depuis plusieurs années, je me remis en marche vers elle, comme si je savais ou là trouver. Effectivement, même si la ville n’est pas bien grande, au détour d’un marchand de crêpes, je retrouve le cocon animal de la meute avec cette jeune louve au centre, m’accrochant de son plus beau sourire pour me montrer qu’elle est contente de me revoir…


Mais comment, en si peu de temps, le cœur d’un homme peut devenir aussi tendre, aussi moelleux, aussi sensible et si réactif, à une personne qu’il vient juste de rencontrer ? Et si c’était elle, la belle Estelle, celle pour qui j’aimerai décrocher la lune sur un tapis d’étoile d’or pour lui dire que mon cœur bat au rythme des sabots d’une horde de cheval sauvage au galop…


Même si la douceur de son regard m’hypnotise, même si j’aperçois l’artifice de l’amour dans ces yeux de velours, une question de réciprocité m’effleure toujours l’esprit ?


Pour conclure cette formidable soirée, mes parents, qui habitaient proche du centre ville, nous invitent à prendre un dernier verre chez eux.

Nous nous installâmes sur la terrasse, à la fraicheur d’un soir d’été…

Ma mère mets les petits verres dans les grands verres et mon père sort le champagne…

Estelle était là, prés de moi, en bout de table. Le fracas de la foule ne pouvait plus couvrir nos paroles, nous restions silencieux, à la recherche d’un langage que seul, deux personnes pleine d’envie comprennent… L’air devenait frais, je pris ma veste pour lui glisser sur ces épaules dénudées, au risque de choquer quelques personnes de l’assemblée…


Le sablier s’écoulait inexorablement et je ne voyais pas comment échanger nos numéros de téléphones devant nos parents. Je sentais arriver progressivement la fin de soirée, avec un sentiment d’inachevé, un peu comme la fin d’un film ou les méchants gagnent…

Puis ces parents se levèrent pour partir, et nous nous sommes regardés, échangeant simultanément la même réaction de tristesse, de ne peut-être jamais se revoir…

Nous nous sommes pas dit un mot, mais nos regards voulait en dire tellement…

Je lui ai alors fait la bise et nos mains se sont effleurées comme pour nous dire adieu… Je sens encore aujourd’hui la douceur de cette peau de velours caressée le bas de mon avant-bras, provoquant les frissons de mes sentiments…


Un dernier regard et leur voiture démarre pour disparaître derrière le premier virage de cette route qui n’en finissait pas…


Mon cœur se mit alors,

à battre encore plus fort,

la reverrai-je ?


Ce soir là, je me couchais avec des milliers d’idées dans la tête, avec l’espoir peut-être, un jour, la revoir… Cette nuit-là fut un peu magique, car mes songes s’orientaient vers celle que je venais de quitter. Mon imagination débordante alimentait les rêves d’une nuit ou je venais de rencontrer l’étoile que je cherchais depuis si longtemps mais une question me revenait constamment à l’esprit :

la reverrai-je ?

  

ME


7 janvier 2011

*bavardise : pure invention de mon esprit, regroupant sans doute les mots bavardage et gourmandise… en tout cas, c’est le féminin qui l’a emporté… car on dit une bavardise !!!

            

PS : j’ai terminé rapidement cette part II dans la nuit, et je voulais m’excuser des petites fautes qui ont pu m’échapper. N’hésitez pas à me les dire avec plaisir, je les corrigerai… Merci.

 

————————————-

     

 

 

Part III : Lendemain difficile

     

 

Le lendemain matin, le réveil fut un peu particulier.Effectivement, je n’ai pu décrire les songes dans lesquelles je me suis évadé durant la nuit, mais une sensation de « pas fini » restée imprégné en moi, comme si je m’étais réveillé au milieu du rêve, sans en voir réellement la fin.La veille, je venais de passer une soirée formidable, presque inoubliable, avec une femme ravissante, charmante, intelligente, qui ne m’a pas laissé indifférent et qui avait tellement de point commun avec moi.

Et ce matin, un réveil si troublant, ou la dur réalité reprend le pas sur les rêverie d’une soirée, ou le travail te rappelle sans ménagement à consulter ton agenda de la journée et tu comprends alors, que tu dois reprendre la continuité infernale d’une vie parfois si banale…


Même si son doux visage était encore si frais dans ma tête et que je m’attendais à entendre sa voie sortir de nul part, je savais aussi, qu’implacablement, la vie allait reprendre le cours des choses.

Mais de nombreuses questions subsistaient quand même…


Entre déception, interrogation et sagesse, mes premières pensées se heurtaient entre elles, dans un chaos et un fracas inter-cérébrale, qui me laissait perplexe…

Déception de ne pas savoir réellement ce qu’elle ressentait, ce qu’elle pensait…

Déception de n’avoir pas pu rester quelques minutes, seul, avec elle…

Déception de n’avoir pas pu dépasser les limites de l’impossible afin d’essayer peut-être de la revoir…

Mais ce n’était probablement pas une fille pour moi ?

Et puis, elle vit avec quelqu’un, elle est probablement déjà heureuse ?

Je me suis sans doute fabriqué une belle histoire et maintenant, il faut que je retombe tout doucement les pieds sur terre…

Et ma mère va sacrément bien m’y aider !


Effectivement, après une bonne douche, je me retrouve au petit déjeuner avec ma mère.

Que lui dire, hors mis, que nous avons passé une bonne soirée !

Maladroitement, je tente d’introduire discrètement le sujet « Estelle », même si au fond de moi, je sais que les mères devinent toujours tout, et, stupéfaction, ma mère enchaine gentiment un petit laïus, sur Estelle, me relatant rapidement les grandes lignes récentes de sa vie comme pour mieux étouffer les prémices d’une histoire qui ne devait jamais commencer…

« Estelle vit depuis 3 ans avec un homme beaucoup plus âgé qu’elle, il est milliardaire et il possède une belle maison avec piscine sur les dessus de Nice… » (Source recueillie auprès de la mère d’Estelle…)


Ça, c’est fait !!! et il ne m’en fallait pas plus…

Modeste petit aventurier que je suis, ne possédant comme richesse qu’un modeste cœur en or et un petit plan d’épargne quasiment vide, je me suis trouvé bien petit et très bête d’avoir pu croire en une histoire ou tout nous opposer : l’argent, les kilomètres et notre situation.


Ma belle histoire d’amour venait d’avorter dans l’œuf…


Cette charmante soirée a été immédiatement rangé dans la partie des « bons souvenirs » de mon cortex, le doux prénom d’Estelle venait de s’évaporer dans l’air, comme une bulle de savon qui éclate en mille petites gouttelettes et je me suis remis sur les rails d’un train train quotidien ou la vie rime avec clio boulot dodo…

 

Quelques jours plus tard…
Le week-end ouvrait ses portes avec un début d’après midi fort ensoleillé, et en solde, quelques nuages, ici et là, comme pour nous montrer que le ciel est bien au dessus de nos têtes…De retour chez mes parents, pour profiter de l’air de la campagne avant les festivités du samedi soir entre amis, je décide d’y rester quelques heures et en profite pour ranger quelques affaires personnels.

Au détour de la grande salle à manger, je croise ma mère qui désire me demander quelque chose.

C’est assez marrant, car je la sens un peu embarrasser ou plutôt, je sens sa demande avec beaucoup de retenue, contrairement aux différentes demandes qu’elle me fait d’habitude…

Puis elle commence par me dire : « C…, puis-je donner ton numéro de téléphone à Josiane, la mère d’Estelle, car Estelle aimerait avoir des conseils dans l’immobilier car elle voudrait faire une acquisition immobilière ? »


Et là, après lui avoir répondu « bien sur », je ne savais pas vraiment quoi penser, de cette demande un peu particulière. Mon expérience dans l’immobilier me permettait de donner des conseils sur les prêts, les banques, les frais de notaires, les compromis, l’acte authentique mais je ne pouvais donner mon avis sur un bien immobilier, à distance, surtout à plus de 1000 kilomètres et sur la côtes d’azur…

Je me suis alors demandé si cette demande de conseil était vraiment justifié ?

Quelque chose me faisait dire qu’elle ne l’était pas, et j’ai bien reconnu la débrouillardise et la malinerie* de la femme.

Mais osera-t-elle m’appeler ?

Et quand, m’appellerait-elle ?



*Malinerie : mot inventé


ME


Le 10 Janvier 2011

 

————————————-

 

Part IV : En route vers l’aventure

 

Mon numéro de téléphone a mis quelques jours pour arriver à destination, à croire qu’il avait pris l’avion un jour de grève, ou peut-être le train un jour de neige, mais ceci est « temps », il est bien arrivée puisque le vingt et quelque juillet, j’ai reçu un premier SMS, très courtois, très simple, «  Bonjour C……, j’ai passé une très bonne soirée au Marché Nocturne. J’espère que nous aurons l’occasion de nous revoir. Bisous Estelle ».

Serait-ce une introduction ?

Je lui ai répondu courtoisement que ce fut réciproque et lui demande si elle est bien rentrée…

Durant les premiers jours, nous nous échangions des messages somme banal, mais plus nous avancions dans nos échanges, plus nous apprenions à nous connaître, et plus nous avions envie d’en connaître encore un peu plus. Une espèce de frénésie du messages SMS nous envahissait l’un et l’autre.

Mais jamais un coup de téléphone !!!

Avec tous les moyens de communication existant aujourd’hui, nous parlions qu’en SMS !!!

Elle était en couple avec quelqu’un, je ne pouvais hélas pas l’appeler et elle n’avait pas internet… Mais nous nous accommodions assez bien, au début, de cette situation. Nous échangions beaucoup le soir, car elle travaillait de nuit, et se rendait plus disponible, tout en restant discrète auprès de ces collègues de travail.

 

Il nous est arrivé alors, de passer plusieurs nuits blanches à parler en SMS, et je sentais bien que nos discutions devenaient de plus en plus intimes et qu’une espèce d’affection, d’amour se cachait derrière chaque message. Puis un soir, fin juillet, le message tant attendu tomba, un peu comme un télex qui tombe à l’AFP (Agence France Presse). Le genre de message qui a le pouvoir d’arrêter le temps durant un instant, celui qui vous surprend et vous transporte à mille lieux d’ici, comme si plus rien n’existait autour de vous…

« C…., je t’aime… »

 

Je me suis sentis bête durant un instant, et je crois que mon cœur s’est arrêté de battre pendant quelques secondes. Même si au fond de moi je m’en doutait, ce message a eu comme un effet de surprise en moi. Puis nous nous sommes ouvert encore un peu plus l’un à l’autre, nous parlions de nous et nous nous laissions aller car nous nous sentions si bien…

 

Nous nous lâchions dans nos échanges, et j’ai ressentis cette inspiration cachée au fond de moi, ressurgir et se mélanger à une sorte d’amour profond et de frustration d’être si loin d’elle (Cf poèmes 2008).

Pourtant je ne l’avais vu qu’une seul fois, mais je sentais que c’était elle, aussi sur de moi… Oui, c’était elle, cette petite étoile qui faisait battre mon cœur, et me donner autant d’inspiration, de joie de vivre, et d’envie d’aller encore plus loin. Mais jusqu’où ?

Tout semblait rose, malgré les 1000 kilomètres qui nous séparaient, malgré sa vie de couple, malgré de ne pouvoir lui parler… Plein de petits détails qui, au fur et à mesure, commençaient à m’exaspérer et rendaient cet amour un peu superficiel. Effectivement, combien de fois j’ai eu envie d’être prés d’elle, pour la prendre dans mes bras, la serrer contre moi. Les mots, aussi fort qu’ils peuvent le devenir, ne me permettaient pas d’obtenir le besoin et l’échange amoureux que nous avions l’un pour l’autre.

Un jour, à mon travail, une cliente me dit qu’elle a un petit appartement qu’elle loue, à Saint Raphaël (à environ 40 km de chez Estelle). Ni une, ni deux, je saute sur l’occasion. Je pose une semaine de vacance en Octobre et réserve l’appartement, sans vraiment savoir ou j’allais, mais c’est en y allant que je le saurais !

 

Grand paradoxe inexplicable : Septembre fut très long mais Octobre arriva très vite…

Et, me voilà au bord de mes vacances, prêt à plonger dans cet inconnu, dans cet univers fantasmagorique d’une aventure amoureuse.

Mais ces vacances me paraissaient un peu tronquées, ou du moins assez bizarre car c’était la première fois que je partais tout seul en vacance. Auparavant, toutes mes vacances se passaient entre amis, mais là, je me retrouvais seul, avec moi-même, à la rencontre d’une femme que je connaissais, à vrai dire, peu, même si mes sentiments me semblaient profonds. C’était l’inconnu…

Listing avant le départ :

Coiffeur, fait.

Musique, emmenée.

Bougie, achetées.

Produits de beauté, rangés.

Valise, préparée.

Bouteilles, à la mer, embarquées.

Je pense n’avoir rien oublier…

 

Le grand départ approche; samedi matin, 7h00, le moteur ronronne, et rien, ni personne ne peut m’arrêter, je pars à l’aventure mais je ne sais même pas si je vais pouvoir la rencontrer, je sais juste qu’elle fait battre mon cœur ?

Mais la verrais-je vraiment ?

Ou va me conduire cette aventure ?

 

ME

 

21 janvier 2011

 

 

 

   

 

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